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Tamatave une cité-jardin

lundi 16 avril 2012

En 1927, un puissant cyclone détruit la ville à 80%. Les constructions de bois n’ont pas survécu aux vents de plus de 180 km/h. 

Un nouveau plan d’aménagement est proposé regroupant les bâtiments administratifs, le tribunal, l’hôtel de ville, la poste, le trésor public, des écoles et des logements de fonctionnaires le long d’un axe perpendiculaire (l’ancien champ de course) au boulevard Joffre. Les bâtiments de la gare de voyageurs sont réorientés dans l’alignement de ce futur axe majeur de la nouvelle ville de Tamatave. Au nord et en direction de la pointe Tanio, on prévoit la construction de casernes, d’un hôpital et de lotissements avec jardin pour la population Européenne. 

Jean Henri Collet de Cantelou, l’architecte responsable de la reconstruction de la ville, propose d’inscrire le projet dans la modernité par l’emploi du béton armé et par la standardisation des ouvrages et des éléments de construction. Une typologie d’ouvrages standards est déterminée (école, hôpital, commissariat, logements, gare, réfectoire, bâtiment administratif ou technique) pouvant être reproduits à l’identique dans toute la ville ainsi que sur toute la cote. Pour cet architecte, l’art de bâtir demeure avant tout une œuvre de propagande, il souhaite faire de Tamatave « la ville du génie impérial français ».

Le port de batelage est abandonné pour un site en eau profonde à la pointe d’Hastie. Un consortium franco-allemand est chargé de réaliser ce port, inauguré en 1933.

La question de la main d’œuvre défaillante et en nombre insuffisant est en partie résolue par le SMOTIG (Service de la Main-d’Oeuvre des Travaux Publics d’Intérêt Général). Le recours au travail forcé permet à l’administration coloniale de disposer d‘effectifs suffisants et au moindre coût sur les chantiers de la ville nouvelle. La reconstruction est définitivement achevée à la fin des années 30 par la réalisation du lycée technique, de la maison de retraite (1935), du stade (1937) et de la piscine municipale construite sur la plage.

Après la seconde Guerre mondiale de nouveaux édifices marquent l’évolution de la ville, des hôtels, des cinémas, dont le Rio, Ritz, le boulevard Joffre sont réalisés. La ville s’étend vers l’ouest et le nord avec le développement de nouveaux quartiers (cité nouvelle, cité Ottino, Tanamakoa, Valpinson) ainsi qu’un nouveau marché inauguré en 1955 (Bazar Kely).

L’aéroport de Tamatave se développe et peut accueillir en en 1959 l’avion présidentiel du Général De Gaulle. Ainsi, Tamatave offre tous « les agréments d’une grande ville ».


Le cinéma le Ritz en 1958, ANTA, Tana vue aérienne de Tamatave, 1947 l'avenue Poincaré : axe principal de développement de la ville des années (...) Lotissement des manguiers, 1933, ANTA, Tana Carte postale du front de mer après le cyclone de 1927, Iconothèque (...)